Muriel FLIS-TREVES : Le deuil de maternité

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Une femme perd son enfant in utero ou dans les quelques jours de vie et l’existence bascule. Dans nos sociétés modernes, la mort est devenue tabou, c’est la course à la vie.

La perte d’un bébé, un possible devenu impensable

Une femme, si elle le désire et le peut, va porter la vie. Mais comme rien n’est acquis dans ce bas monde, cette vie peut s’interrompre ou être interrompue. Dans le premier cas, c’est l’absurdité de la vie qui est mise en avant. Dans le second, comment et pourquoi cette interruption doit avoir lieu. Dans les deux cas, il y a en toile de fond ce que la société permet et souhaite pour vivre ses deuils.

La perte d’un bébé et la question de l’état civil : à partir de quand le foetus devient une personne

A partir de quel seuil peut-on considérer l’enfant mort comme ayant eu une existence et donc être inscrit à l’état civil et avoir des funérailles ? Quelles limites pour les fécondations in vitro ? Sujets extrêmement difficiles ou les frontières n’existent pas vraiment et la douleur des familles – et des mères particulièrement – est dévastatrice.

Le deuil de la maternité de Muriel FLIS-TREVES : un sujet difficile, un livre pas toujours très rigoureux

Le deuil de maternité pourrait être considéré comme un ouvrage précieux pour les personnes concernées, pour l’entourage et les professionnels accompagnants. Cependant, il est singulièrement étrange de lire à propos des fausses-couches notamment (p45) « Il ne s’agit pas ici de dire que la fausse couche est psychologique, mais bien de noter combien certaines femmes se doivent de lui donner sens pour la dépasser et s’engager dans de nouveaux projets ». Ou encore des analyses fantaisistes et absurdes telles que (p95) « L’enfant grondait en elle, se manifestait à travers le tonnerre, comme pour lui exprimer sa présence » ou (p97) « La frayeur de l’anormalité, quand elle ne repose sur aucun élément de réalité, serait le reflet de ce refus inconscient d’enfant, dans la mesure où l’obstacle imaginé signe une agression qu’on inflige autant à soi-même qu’à l’enfant ».

L’argument psychanalytique n’autorise pas tout et, au regard du sujet, un peu plus de rigueur dans l’analyse aurait été bienvenue. Les témoignages rapportés restent intéressants, touchants. A chacun d’en avoir une lecture personnelle.

Broché: 166 pages, Éditeur : Calmann-Lévy; Édition : [Éd. rev. et actualisée] (7 avril 2004), ISBN-10: 2702134653

Sur le même thème : Les livres qui aident face à la perte d’un bébé

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