Joël DICKER : La vérité sur l’Affaire Harry Quebert

laffaireharry_optLa vérité sur l’Affaire Harry QUEBERT est un de ces romans que vous aurez du mal à lâcher une fois entamé.

Marcus, jeune star montante du gotha littéraire, est en panne sévère d’inspiration après le succès de son premier roman. Le syndrome de la page blanche. Rien ne veut plus sortir de cet esprit génial. Le vide, le néant s’installe. En dernier ressort, il appelle son ancien professeur d’université et vieil ami, écrivain à succès, Harry QUEBERT. Une retraite au bord de l’océan ne pourra lui faire que du bien.

Les retrouvailles sont à la hauteur des espérances en ce qui concerne le bon temps mais pas sur la production littéraire. Marcus, tombe un jour par hasard sur une boite de souvenirs qu’il n’aurait jamais dû ouvrir.

De retour à New-York, Marcus découvre avec stupeur que cet éminent ami est accusé de meurtre. Un squelette a été retrouvé dans son jardin. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Cet écrivain adulé va devenir aux yeux de tous un pervers immonde et meurtrier d’une adolescente de 15 ans. Marcus, persuadé de son innocence, va se lancer dans l’enquête pour le défendre.

Sur fond d’Amérique profonde, La vérité sur l’Affaire Harry Quebert, dresse une intrigue policière, pleine de rebondissements et totalement captivante. Les personnages sont attachants. Penny l’amoureuse éconduite, ex-reine de beauté, cloitrée dans son dinner médiocre et harcelée par son dragon de mère ; sa mère, petit tyran domestique, qui regrette sa vie tout en alimentant son mal-être ; Nola, la victime, jeune fille lumineuse qui renferme un partie sombre voire terrifiante ; Harry, l’écrivain modèle mais pas tant que ça.

L’ensemble est agencé avec brio et plein de facétie. C’est un roman « à l’américaine » dans l’aspect captivant, en tout cas, c’est un très bon roman à lire absolument.

 

Extrait(s) :

P 31 : « Vous savez ce qu’est un éditeur ? c’est un écrivain raté dont le papa avait suffisamment de fric pour qu’il puisse s’approprier le talent des autres. »

P 52 : « Tout le monde a des démons. La question est de savoir jusqu’où ces démons sont tolérables. »

P146 : « Au fond, Harry, Comment devient-on écrivain ?

–          En ne renonçant jamais (…). La liberté, l’aspiration à la liberté est une guerre en soi. Nous vivons dans une société d’employés de bureau résignés, et il faut, pour se sortir de ce mauvais pas, se battre à la fois contre soi-même et contre le monde entier. La liberté est un combat de chaque instant dont nous n’avons que peu conscience. »

P181 : « Les écrivains qui disent qu’ils ne s’inspirent de personne mentent, mais ils ont bien raison de le faire : ils s’épargnent ainsi  quantité d’ennuis (…). Le privilège des écrivains (…) c’est  que vous pouvez régler vos comptes avec vos semblables par l’intermédiaire de votre bouquin. »

P397 : «  Personne n’est libre (…). Nous sommes prisonniers des autres et de nous-même. »

 

 

Détails

Prix Goncourt des lycéens 2012

Grand Prix du Roman de l’Académie française 2012

Broché: 670 pages

Editeur : De Fallois (19 septembre 2012)

ISBN-13: 978-2877068161

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