Alain THIESSE : Elle s’appelait Emma

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Alain THIESSE : Elle s’appelait Emma

 

Une naissance c’est la joie, la félicité, la promesse en l’avenir. Seulement, pour certaines familles, ce n’est pas toujours le cas. La médecine a fait des progrès considérables au cours du siècle passé et c’est notamment le cas pour la néonatologie ; cette discipline nouvelle qui se concentre sur la prise en charge des bébés prématurés.

Ce livre a été réédité en 2015.

Elle s’appelait Emma, d’Alain THIESSE, le récit d’un père meurtri

Stéphanie et Alain attendent un enfant. Pour ce couple comme les autres soudain, la vie bascule. Stéphanie ressent des contractions violentes. L’hospitalisation est décidée. Stéphanie est enceinte de 25 semaines. Emma va naître, très grande prématurée.

Une naissance très prématurée : entre inquiétude et espoir

A cette naissance, les parents affirment tout de suite leur volonté : le refus de l’acharnement thérapeutique. Emma à la naissance est prise en charge par l’équipe médicale, loin du regard des parents. A priori, les médecins savent ce qu’ils font.

Peu à peu le choc laisse place à la douleur. Les soins plus ou moins violents prodigués à l’enfant, confèrent les parents le statut de témoins impuissants. Les services de néonatologie sont pleins à ras-bord, le personnel parfois dépassé par le nombre de petits patients à soigner. Mais aussi parfois dépassé par le type de prise en charge à avoir et la dignité nécessaire à l’exercice de leur fonction.

Des équipes de néonatologie au bord de l’humanité

L’hôpital est un lieu où des vies sont sauvées. Tous les jours les soignants œuvrent pour que l’accès aux soins et à la santé soit une réalité pour tous. Mais les dérapages existent et pas seulement faute de moyens.

Une infirmière-cadre qui lance à la figure des parents à propos de leur tout petit bébé d’à peine plus de 700 grammes « Votre fille fait peur à tout le monde et, à la prise de service, j’ai du mal à trouver une infirmière qui accepte de s’en occuper » (p39).

Des médecins qui après de longs mois de prise en charge, de « sauvetages » in extremis, devant l’impasse thérapeutique qu’ils ont eux-mêmes mis en place, placent les parents devant l’ultimatum dont le schéma pourrait être le suivant : vous voulez faire mourir votre fille ? On arrête les soins ?

Ces paroles, ces actes relèvent d’un aveuglement profond, d’un mépris sans borne pour la douleur des parents, d’une déshumanisation certaine de l’acte de soins.

A côté de ces dérapages, il y a bien-sûr des soignants d’exception. Mais la qualité de leurs pratiques ne peut pas effacer les paroles et actes irréparables de leurs pairs.

Elle s’appelait Emma d’Alain THIESSE, un témoignage douloureux sur la naissance très prématurée d’un enfant

Le témoignage d’Alain THIESSE est courageux.

Il y a du courage à écrire et rendre public un évènement extrêmement privé. Il y a également du courage à ne pas cacher ses propres faiblesses, à refuser la posture du héros, en se présentant simplement comme un père, un conjoint qui doit affronter l’impensable.

Il y a enfin du courage à affronter les corporatismes et oser témoigner de ce que peut recouvrir la vie très fermée de l’hôpital.

Elle s’appelait Emma est un témoignage bouleversant sur la grande prématurité et le handicap.

Broché: 172 pages, Éditeur : Jacob Duvernet (30 janvier 2014), Langue : Français , ISBN-10: 284724512X

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